Balenciaga - Manteau retroussé par Eugène Rubin (1939)

1.100 €

Bon exemplaire d'un tirage argentique de 1987 d'une photographie d'une élégante en robe du soir de Balenciaga réalisée par Eugene Rubin en 1939.
L'image est parue dans le numéro d'août 1939 de la revue Femina accompagnée de la légende suivante: "Drapés, poufs, retroussis? la saison prochaine nous ramènera-t-elle ces modes difficiles à porter, difficiles à exécuter mais dans lesquelles se révèle l'art le plus fin de l'élégance ? Nous avons aimé les premiers essais en ce genre et particulièrement ce manteau de grosse faille qui se "retrousse" sur une jupe de satin bleu". 


Title Balenciaga - Manteau retroussé par Eugène Rubin (1939)
Type Photographie
Edition Paris, Eugene Rubin, 1939
Description

Tirage argentique de 1987 d'Eugene Rubin sur papier baryté, étiquette de légende et cachet de l'auteur au dos : "Copyright et mention obligatoire. Eugène Rubin, PH."

Provenance : collection de la famille Rubin.

Etat Bon état.
Dimensions 300 x 210 mm

Eugène Rubin naît en 1906 à Kiev. Il rejoint l’Opéra-Studio de Moscou en 1926 et travaille comme assistant décorateur de
plateau auprès du metteur en scène Constantin Stanislavski. Il s'installe à Berlin à partir de 1927 et assiste alors le chef opérateur Karl Freund avant de se former à la photographie dans la société AGFA IG Farben. Entre 1928 et 1931, le jeune homme travaille alors comme photographe de plateau pour Pathé à Paris mais également comme photoreporter pour une agence de Moscou. En 1931, il ouvre son propre studio à Berlin sur l'avenue Kurfurstendamm. Il est alors repéré par le rédacteur en chef F. W. Koebner qui lance sa carrière dans les revue Das Magazin et Elegante Welt.  En 1935, il s'installe à Paris et se lance dans la photographie de mode convaincue notamment par les photographies de Cecil Beaton : "En feuilletant Vogue et les revues de l'étranger, j'ai éprouvé un choc. C'est là que j'ai vu l'art du grand photographe Cecil Beaton, et que j'ai compris qu'il était un précurseur de la photographie avec son éclairage si nouveau." Il collabore avec Harry Meerson avant de reprendre son studio lorsque celui part aux Etats-Unis. Ses photographies paraissent notamment dans Fémina mais également Harper's Bazaar ou encore The Home et le Daily Express. 

La quasi majorité de ses négatifs est perdue durant la seconde guerre mondiale. Il travaille après la guerre et jusqu'en 1956 au studio anglais Baron fondé par Stirling Henry Nahum et spécialisé dans le portrait mondain. Il abandonne définitivement la photographie en 1959 pour se consacrer à la peinture. 

Les tirages originaux de l'artiste sont rares et Eugène Rubin, dans une interview parue dans Libération le 25 juillet 1998, explique que 90% de ses négatifs ont été perdu durant la seconde guerre mondiale. 

Une exposition lui rend hommage en 1977, d'abord présentée à la Galerie Mauer de Zurich puis en 1978 à la Galerie Kunze de Berlin et à la Galerie Levy de Hambourg. En 1987, le photographe effectue une série de tirages dont un rare ensemble conservé par la famille est vendu à Paris en 2019.

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